Cancérologie, la recherche la plus dynamique de l’industrie pharmaceutique

La recherche en cancérologie est actuellement la plus dynamique de l’industrie pharmaceutique. 195 médicaments anticancéreux ont été homologués entre 1995 et aujourd’hui.

A l’occasion des Rencontres de la Cancérologie Française (RCFr), le 15 et 16 décembre 2015, à Paris, Alain Pérez, journaliste économique et scientifique revient sur la grande capacité de l’industrie pharmaceutique à innover en cancérologie et sur l’importance d’adapter les prix des nouveaux médicaments en fonction du nombre de patients concernés.

Alain Pérez - Journaliste économique et scientifique

La recherche en cancérologie est actuellement la plus dynamique de l’industrie pharmaceutique. 195 médicaments anticancéreux ont été homologués entre 1995 et aujourd’hui, ce qui correspond à 10 nouveaux médicaments, par an, pour plusieurs indications. Il s’agit du secteur le plus innovant. D’ailleurs, la cancérologie va probablement devenir une maladie modélisante : de plus en plus, dans d’autres pathologies comme la rhumatologie, une médecine plus personnalisée se développe avec des traitements davantage individualisés. La cancérologie préfigure ce qui va arriver pour beaucoup d’autres maladies, à savoir une segmentation des patients en fonction de leur profil génétique ou de leur profil biologique. 

Des innovations incrémentales indispensables en cancérologie
La recherche en oncologie se traduit par des progrès incrémentaux ; puis, tous les dix ans, une grande découverte se produit permettant de faire un pas de géant. C’est le cas de l’immunothérapie qui donne des progressions de survie absolument remarquables mais, encore une fois, seulement pour les répondeurs. Un bon quart des malades répondent à l’immunothérapie ; pour les autres, nous manquons toujours de solutions.

Inventer un nouveau « business model »
Les industriels inventent, découvrent et fabriquent des médicaments pour les vendre et n’ont aucun intérêt à ce qu’ils restent dans leurs tiroirs. La grande difficulté est d’inventer un nouveau « business model ». Les industriels fabriquent des médicaments destinés à une toute petite niche de population - entre 1 et 2% - et doivent tenir compte de la nouveauté et calculer leurs prix sur cette base-là. Un nouveau système sera trouvé pour que tous les patients aient accès aux innovations thérapeutiques 

En savoir plus www.rcfr.eu