Cancers : pour une homogénéité des pratiques sur tout le territoire

Brigitte Séroussi, témoigne de l’emploi de référentiels de bonnes pratiques en cancérologie pour la décision de prise en charge.

Brigitte Séroussi, recherche en technologie de l’information de santé, Université Pierre et Marie Curie, témoigne, à l’occasion des Rencontres de la Cancérologie Française (RCFr), à Paris, les 13 et 14 décembre 2016, de l’emploi de référentiels de bonnes pratiques en cancérologie pour la décision de prise en charge et de l’importance de les mettre à jour à travers des données de vie réelle.

Décalage entre référentiels de bonne pratique et avancée des connaissances
Pour la décision de prise en charge, nous nous appuyons sur des référentiels de bonnes pratiques qui recommandent dans telle ou telle situation clinique, de prendre tel traitement. Néanmoins, ces référentiels sont très souvent incomplets, parfois trop anciens puisque pour les construire, il faut de six mois à un an. Ils sont réactualisés à des rythmes insuffisants par rapport à l'évolution des connaissances. Construits sur la base de la littérature scientifique, il faut les conserver tout en les complétant avec des données issues de la vie réelle telles que la survie, la survie sans récidive, la qualité de vie…, de façon à pouvoir proposer plusieurs alternatives pour une décision partagée avec le patient.

Des efforts à fournir sur l’accès à l’innovation sur l’ensemble du territoire
Au niveau thérapeutique, l’immunothérapie explose, mais il demeure un vrai souci de qualité des soins, des pratiques, d’accès aux soins et à l’innovation sur tout le territoire. Les trois Plans cancers ont joué un rôle important dans tout cela et la prise en charge avec les réunions de concertation pluridisciplinaires sont également un point très positif pour cette qualité des soins et une homogénéité des pratiques sur tout le territoire.

RCFr, en savoir plus www.rcfr.eu

http://www.upmc.fr/