Sécuriser le circuit de la chimiothérapie grâce à des puces

Malgré la vigilance de tous les membres de l’équipe soignante, le circuit de chimiothérapie présente toujours un risque d'erreur.

Malgré la vigilance de tous les membres de l’équipe soignante, le circuit de chimiothérapie présente toujours un risque d'erreur. La plus grave consiste évidemment à ne pas donner au malade le traitement qui lui a été prescrit. Marion Lafay, pharmacienne à l'hôpital René-Huguenin (institut Curie) de Saint-Cloud, a rappelé - lors d'un atelier sur la lutte contre les risques iatrogéniques aux Rencontres de la Cancérologie Française 2016 - la "règle des cinq B" : le bon médicament, à la bonne dose, par la bonne voie, au bon moment et au bon patient.

Une puce pour assurer la traçabilité des produits

Son établissement réalise 120 préparations de chimiothérapies par jour et cette activité est en progression de 10% par an. Pour bien assurer la sécurité des malades, cet établissement va expérimenter dans un service pilote, début 2017, un projet utilisant les puces RFID (technologie d'identification par radiofréquence) pour assurer la traçabilité des chimiothérapies. C’est au moment de la préparation des chimiothérapies qu’une puce C-log* sera apposée. Les informations concernant la composition et la fabrication, la date de péremption, le nom du patient et son service y seront encodées. D’autres renseignements seront ajoutés tout au long du circuit jusqu'à l'administration, au fil des interventions des différents acteurs. Grâce à un logiciel spécifique, toute préparation qui n'aurait pas été administrée pourra être réattribuée. Marion Lafay précise qu’une première évaluation va être menée avec une étude pharmaco-économique, pour chiffrer les coûts et les économies. Elle espère bien, à terme, une fluidification des circuits.

Interview réalisée à l’occasion des 9èmes Rencontres de la Cancérologie Française, à Paris, décembre 2016.

RCFr, en savoir plus www.rcfr.eu

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