Dès l’introduction des « Matinales sur la santé et l’innovation », qui se sont déroulées à la Maison de la chimie, à Paris le 8 juin 2016, Arnaud Robinet, Député de la Marne, maire de Reims, membre de la commission des Affaires sociales, co-président du Groupe d’études médicaments et produits de santé, a émis un voeu, partagé par tous les intervenants : que l’innovation soit au coeur du débat des élections de Un voeu qui restera sans doute pieux, à en croire les parlementaires qui se sont exprimés.

Pour cet homme politique, qui présidait cette réunion, « le défi de l’innovation thérapeutique est à réinventer ». Et il a fixé trois nouveaux objectifs :  

- La compétitivité : il faut l’encourager. L’an dernier, 300 millions d’euros ont été distribués pour financer 400 projets. Le député prône une meilleure coopération public/privé et des moyens pour donner plus de confiance aux chercheurs et aux entrepreneurs. Il regrette aussi les retards entrainés par les excès de principe de précaution.

- La solidarité : elle implique le respect de règles claires et éthiques, permettant de protéger les plus faibles (par exemple contre l’hépatite C). Pour lui, il est normal que les laboratoires génèrent des profits. Mais il est indispensable de développer des partenariats entre les industriels du médicament et les pouvoirs publics.

- La transparence : il faut mieux expliquer les modalités de fixation des prix et mieux informer les patients. Pour cela, un portail Internet a été ouvert.

« L’état providence a duré longtemps », admet Arnaud Robinet.
« Aujourd'hui il faut maitriser les dépenses de santé, notamment en raison de la multiplication des traitements ciblés, de rupture ». Tous les intervenants présents ont pointé certains dysfonctionnements et proposé des solutions sur lesquelles ils reviendront dans les jours à venir.