Innovation en cancérologie : bien identifier les malades

Dès le moment où un produit nouveau fait la preuve de son efficacité par rapport à un standard, il faut s’intéresser notamment au bénéfice par rapport à la tolérance et le coût.

A l’occasion des 8èmes rencontres de la cancérologie française (RCFr) qui se sont déroulées les 15 et 16 décembre 2015 à Paris, Le Pr Philippe Rougier, gastro-entérologue spécialisé en oncologie digestive, professeur émérite Paris V, témoigne de l’importance de l’innovation incrémentale en oncologie et du choix que les sociétés développées doivent faire si le coût de l’innovation devient exorbitant.

 

Pr Philippe ROUGIER - Gastro-entérologue spécialisé en oncologie digestive, professeur émérite Paris V

L’innovation incrémentale indispensable en cancérologie
La cancérologie s'est développée sur de nombreux petits et quelques gros progrès avec de grandes étapes. Les grands progrès ont été la découverte des premiers produits de chimiothérapie, des antiangiogéniques, des anti-EGFR - anti-TK et anticorps -. Sur ces bases, notre capacité thérapeutique s'est vue augmenter d'un certain nombre de produits qui ne sont pas exactement des me-too - des duplications de produits existants - ni des génériques, mais des innovations soit parce qu’elles sont plus ciblées, soit parce qu’au contraire elles sont de plus larges spectres.

Dès le moment où un produit nouveau fait la preuve de son efficacité par rapport à un standard, il faut s’intéresser à plusieurs questions : savoir si pour la maladie concernée, nous avons peu ou beaucoup de traitements ; si cette situation est rare ou fréquente ; et enfin, quel est l’importance du bénéfice par rapport à la tolérance et le coût.

En savoir plus www.rcfr.eu