Cancer : des délais de prise en charge raccourcis à l'AP-HP

Gaël de Vaumas, Directeur de la rédaction

"Nous avons fait des progrès considérables sur le raccourcissement des délais de prise en charge des patients souffrant de cancer", a affirmé Martin Hirsch, le directeur de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, lors des discours d'ouverture des Rencontres de la Cancérologie Française 2016 (RCFr). L'AP-HP - partenaire de cette manifestation - a accueilli et soigné  l’an dernier 60 000 victimes de cette maladie, soit une augmentation de 3,5 % par rapport à l’année précédente. « Les délais moyens d'accès sont passés de 22 à 15 jours pour la première consultation et de 23 à 15 jours pour la radiothérapie », affirme Martin Hirsch. Cette tendance devrait se poursuivre, plusieurs centres s’étant organisés pour donner des rendez-vous dans la semaine et réaliser des explorations dans les 24 heures. C’est le cas de l’hôpital Saint-Louis pour le cancer du sein et de Tenon avec le nouveau centre expert en oncologie thoracique.

Une participation aux essais cliniques en hausse
Martin Hirsch a aussi souligné le dynamisme de l’AP-HP dans la participation aux essais cliniques (augmentation de 45 % entre 2014 et 2015) et dans la recherche (progression de 51 % des inclusions dans ces essais). "Nous avons gagné huit mois en moyenne sur le démarrage d'un essai", a-t-il ajouté, soulignant les efforts des équipes.

Unir les forces en vigueur face au cancer
Enfin, l’AP-HP a récemment investi 24 millions d’euros avec notamment l'arrivée d'un CyberKnife à l'hôpital européen Georges Pompidou pour la radiothérapie, ainsi que de nouveaux appareils de tomographie par émission de positons et d'IRM. En matière de séquençage, il a cité l'accord signé avec la société IntegraGen et a mentionné la préparation de la réponse régionale à l'appel d'offres de plateformes de séquençage génomique dans le cadre du Plan France médecine génomique 2025. « Notre réponse sera une réponse commune de Gustave Roussy, de l’Institut Curie et de l’AP- HP pour que nous ayons une réponse coordonnée, un outil et un circuit communs sur la région Ile-de-France et probablement au-delà. Nous devons unir nos forces », insiste Martin Hirsch.

Interview réalisée à l’occasion des 9èmes Rencontres de la Cancérologie Française, à Paris, décembre 2016.

Gaël de Vaumas,
Directeur de la rédaction